La plupart des gens pensent qu’ils sont invisibles en ligne. Ce n’est pas le cas. Chaque clic laisse une trace. Chaque recherche est enregistrée.

Les moteurs de recherche privés tentent de briser cette chaîne. Ils promettent d’arrêter le suivi. Ils offrent un bouclier contre les courtiers en données qui monétisent votre attention. Mais tous les boucliers ne sont pas construits de la même manière. Certains sont en acier épais. D’autres ressemblent davantage à un rideau.

Voici comment cinq acteurs majeurs gèrent vos données.

Page de démarrage

La page d’accueil est souvent la référence pour les utilisateurs qui souhaitent des résultats de type Google sans le suivi de Google. Il supprime les identifiants. Cela ne vous profile pas. Les résultats proviennent de l’index de Google, mais la connexion est anonymisée.

Il existe également Vue anonyme. Cette fonctionnalité vous permet de parcourir les résultats de recherche via le proxy de Startpage. Les sites Web que vous visitez ne voient pas votre adresse IP. Ils voient les pages de démarrage.

Il s’approvisionne en résultats auprès de Google et de Bing. Certaines sources premium également. La version de l’application insiste sur la pertinence. Il prétend fournir les résultats les plus pertinents en mélangeant ces sources. Tout cela sans stocker votre historique.

Startpage adhère aux normes européennes strictes en matière de confidentialité. Cela est important si vous vous souciez du RGPD et des droits transfrontaliers en matière de données.

Remarque : System1 possède Startpage. System1 possède également HowStuffWorks. Il s’agit d’une divulgation factuelle. Cela ne change rien aux mécanismes de confidentialité, mais il est bon de savoir qui se cache derrière le rideau.

Searx

Searx est différent. C’est open source. C’est un métamoteur de recherche.

Il n’a pas son propre index. Au lieu de cela, il regroupe les résultats de dizaines d’autres moteurs de recherche. Vous pouvez choisir lesquels. Vous pouvez l’exécuter vous-même. C’est l’appel décentralisé.

Aucune donnée utilisateur n’est stockée. Période.

Le piège ? L’interface varie. Si vous l’exécutez localement, l’apparence est différente de celle si vous utilisez une instance publique. Les fonctionnalités changent en fonction de votre configuration. C’est puissant si vous êtes technique. Cela peut être déroutant si vous souhaitez simplement taper une requête et appuyer sur Entrée.

CanardDuckGo

DuckDuckGo est le grand nom de la confidentialité. Tout le monde connaît le renard.

Il offre une expérience propre. Aucun suivi. Pas de profilage.

Mais regardez de plus près les résultats. La majorité vient de Bing de Microsoft. DuckDuckGo renomme la sortie. Cela cache la source. Il filtre les trackers. Mais les données sous-jacentes proviennent souvent de l’index de Bing.

Cela crée une expérience de recherche unique. Ce n’est pas indépendant. Il s’agit d’un emballage de confidentialité autour d’un index commercial.

Recherche courageuse

Brave Search se distingue car il tente de briser le duopole. Il construit son propre index.

Il donne la priorité à la confidentialité. Il bloque les publicités et les trackers par défaut. Il protège contre le suivi en ligne.

Mais la fonctionnalité de recherche n’est pas son principal point fort. Encore. Brave est avant tout un navigateur. Le moteur de recherche est une fonctionnalité au sein de cet écosystème. Pour de nombreux utilisateurs, l’expérience de recherche semble secondaire. Les résultats sont bons. Mais l’écosystème limite l’expérience de recherche autonome pour certains.

Qveux

Qwant se concentre sur l’anonymat. Elle est basée en France. Il ne suit pas. Il ne stocke pas de données personnelles.

Il est robuste sur le plan de la confidentialité. L’interface est simple.

Le compromis est la pertinence. Les résultats de recherche peuvent ne pas correspondre à la profondeur de Google ou de Bing.