Les #EAU mènent l’adoption mondiale de l’IA grâce à une prospective stratégique

Les Émirats arabes unis (EAU) ont consolidé leur position de leader mondial en matière d’adoption de l’intelligence artificielle (IA), avec 64 % de sa population en âge de travailler utilisant désormais activement des outils d’IA générative à la fin de 2025. Ce chiffre, publié par l’AI Economy Institute (AIEI) de Microsoft, représente une avance significative sur Singapour, deuxième place, avec 60,9 %. Le succès des Émirats arabes unis n’est pas accidentel : il est le résultat de politiques gouvernementales proactives, d’investissements stratégiques dans les infrastructures et d’une concentration sur l’enseignement de l’IA remontant à 2017, des années avant que l’IA générative ne devienne courante.

Premier leadership gouvernemental et investissement stratégique

L’approche des Émirats arabes unis en matière d’IA diffère considérablement de celle des autres pays. En octobre 2017, le pays a nommé le premier ministre d’État chargé de l’Intelligence artificielle, démontrant un engagement à long terme antérieur au récent boom de l’IA. Cela a été suivi d’une stratégie nationale en matière d’IA ciblant neuf secteurs clés. La prévoyance est frappante : les Émirats arabes unis ont reconnu le potentiel de l’IA avant le lancement d’outils comme ChatGPT, établissant une base de confiance et de familiarité qui a permis une adoption rapide lorsque l’IA grand public est devenue largement disponible.

Le pays a également donné la priorité à l’éducation à l’IA, en lançant des initiatives telles que le camp d’été sur l’IA des Émirats arabes unis il y a sept ans. Ces programmes ont cultivé les talents locaux et renforcé la confiance dans la technologie, ce qui a permis aux niveaux de confiance en l’IA des Émirats arabes unis d’atteindre 67 % – un contraste frappant avec les 32 % observés aux États-Unis. Ce niveau élevé de confiance est un facteur essentiel qui favorise une utilisation généralisée.

Implications mondiales et fracture numérique

Les données de Microsoft révèlent une fracture numérique mondiale croissante. L’adoption de l’IA s’accélère dans les économies avancées comme les Émirats arabes unis, la Norvège, l’Irlande, la France et l’Espagne, tandis que les progrès dans les pays du Sud sont à la traîne. Cependant, le rapport met en évidence une tendance surprenante : l’augmentation rapide de l’utilisation des outils DeepSeek sur des marchés historiquement mal desservis par les fournisseurs traditionnels.

Les outils DeepSeek gagnent du terrain en Chine, en Russie, en Iran, à Cuba, en Biélorussie et dans une grande partie de l’Afrique, démontrant que l’accessibilité et la rentabilité sont les principaux moteurs de l’adoption de l’IA dans les régions ayant un accès limité aux technologies établies. Cela suggère que la prochaine vague d’utilisateurs de l’IA proviendra probablement de communautés auparavant exclues du progrès technologique.

Compétition régionale et dynamique future

L’avance des Émirats arabes unis sur leurs concurrents régionaux est considérable. Le Qatar (38,3 %), l’Arabie saoudite (26,2 %), Oman (24,2 %), le Koweït (19,1 %) et l’Égypte (13,4 %) sont tous à la traîne, même s’ils ont tous connu une croissance depuis le premier semestre 2025. Le succès des Émirats arabes unis ne réside pas seulement dans le fait d’être les premiers ; il s’agit de créer un environnement réglementaire qui favorise l’innovation grâce à des environnements bac à sable, des programmes d’attraction de talents et des lignes directrices fondées sur des principes.

L’engagement précoce des Émirats arabes unis en faveur de l’IA, combiné à des politiques pragmatiques et à des investissements soutenus, les a positionnés comme un leader mondial dans l’adoption de l’IA, créant ainsi un précédent à suivre pour d’autres pays.

La croissance soutenue de l’adoption de l’IA aux Émirats arabes unis prouve qu’un leadership stratégique et une politique avant-gardiste sont essentiels pour exploiter les avantages de cette technologie transformatrice. L’approche du pays offre un modèle aux pays cherchant à accélérer leur transformation numérique et à combler le fossé mondial en matière d’IA.